NOTRE ACTIVITÉ

On se gèle dehors est une association loi 1901 œuvrant depuis avril 2015 dans le domaine de l’action sociale. Nous apportons à Marseille une aide matérielle d’urgence à toutes les précarités, notamment aux sans-abris.

Le mouvement de rue est spécialisé dans la distribution mobile de vêtements. Des produits alimentaires et de première nécessité sont aussi proposés, grâce à la participation de commerçants. Les liens créés lors des tournées constituent un soutien indispensable aux personnes en grande fragilité.

Notre association est une arme de construction massive. Nous réparons ce qui a été défait. Nous bâtissons une solidarité de proximité. Nous apaisons des besoins en offrant des biens, mais nous resserrons aussi les liens. Nous sommes Marseillais, et nous sommes rassemblés pour faire vivre la fraternité.

 

NOTRE ÉQUIPE

Plus de 150 Marseillais sont rassemblés en communauté contre la grande pauvreté. Trois bénévoles pilotes (Pascal, Aïcha, Joséphine) animent des groupes de maraude autonomes. Ils sont épaulés par :

PAROLES DE BÉNÉVOLES

Le Président : “La situation des SDF est dramatique. C’est dramatique depuis des années. Il y en a partout

Le secrétaire : “Au début je voulais aider le Président à s’organiser dans les papiers. Puis j’ai vu toutes ces vies brisées, ça m’a recadré. Aujourd’hui, je sais pourquoi je le fais

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LE CONTEXTE MARSEILLAIS

Le territoire marseillais est marqué par de fortes inégalités. Les catégories sociales défavorisées y sont surreprésentées. Un quart des habitants vit en dessous du seuil de pauvreté. La tendance est particulièrement dégradée dans le centre-ville et dans les quartiers Nord. Presque la moitié de la population (44%) est pauvre dans 4 arrondissements (1er, 2e, 14e, 15e). Et 55% dans le 3e arrondissement: c’est le quartier le plus pauvre de France.

 

NOTRE HISTOIRE

En décembre 2013, une bande d’amis des Chutes-Lavie décide d’agir dans son quartier contre l’inadmissible pauvreté. Daniel dépose des bouts de papier chez les commerçants pour annoncer son passage. Il récupère chaque lundi les vêtements déposés. La boucherie Michel et la boulangerie PPV sont les premiers à en récolter. Nous sommes en période de Noël. Il fait froid. Plus d’un an avant la naissance de l’association, on se gèle déjà dehors. Georgia distribue des grands Tupperware de soupe à ceux qui n’ont plus rien. On s’y jette dessus. Zorha réceptionne les vêtements. Daniel se fait connaître grâce à son frère qui livre des colis de la Poste.

L’avenue des Chutes-Lavie est longue à parcourir les soirs d’hiver, mais elle est méthodiquement ratissée. Les trois ont la foi. Ils ne s’arrêtent pas. Ainsi commence la grande aventure de la solidarité. Le 4e arrondissement est le lieu où tout a commencé. Ses trottoirs renferment la mémoire de l’association. Encore aujourd’hui, c’est le lieu de vie de beaucoup de bénévoles. Nous n’avons pas coupé le lien avec ce quartier qui nous a fait.

Dès 2014, le groupe d’amis maraude sur la Canebière. Des sans-abris sont invités chaque mois au restaurant. Un repas chaud leur est offert. Les vêtements continuent d’affluer. Ils sont rangés dans une cabane à Pont de Vivaux, puis dans la chambre d’un bar, et enfin dans un local SNCF. C’est la débrouille.

En mars 2015, à Noailles, un Policier observe le manège et interpelle le groupe. Daniel est suspecté d’avoir de l’argent dans sa poche et de vendre des vêtements. C’est le déclic : l’association est créée pour déclarer l’activité. Une association, avec un nom qui claque comme un coup de mistral hivernal : ON SE GÈLE DEHORS.